Bonjour bonjour!

Aujourd’hui, je vous propose de démarrer cette nouvelle semaine de janvier particulièrement glacée par un billet culturel! Comme je vous le suggérais la semaine passée, l’hiver peut être agréable et passer rapidement, il suffit de savoir s’occuper! Parmi mes activités favorites en hiver, il y a sans conteste les balades et visites dans mes musées préférés! Je vous propose donc un billet regroupant celles que j’ai préféré cet hiver et que je vous recommande vivement, mais aussi celles que j’ai aimé et qui sont malheureusement déjà terminées mais qui vous donneront peut être envie d’approfondir le sujet. Vous pouvez également retrouver mes billets consacrés au Musée Zadkine et au Musée Maillol, puisqu’il s’agit d’expositions toujours en cours. 

Transmission Transgression – Musée Bourdelle

Je démarre avec une très belle exposition proposée par l’un de mes musées préférés, le Musée Bourdelle. Le propos de l’exposition est particulièrement passionnant puisqu’il interroge le rapport si particulier établis entre maître et élève, les oeuvres exposées sont absolument splendides, moi qui adore les sculptures j’ai été ravie, mais elle est aussi riche et éclectique, puisque l’on peut y retrouver à la fois donc, de splendides sculptures mais aussi de nombreuses photographies et dessins. Par ailleurs, il s’agit pour moi de l’un des plus beaux musées de Paris, c’est un véritable trésor bucolique, de quoi passer un très joli moment!

« « Je suis comme Socrate. Je vous accouche de votre âme », disait Antoine Bourdelle à ses élèves. Plongeant les visiteurs au coeur des processus de création, faisant surgir les visages de ceux qui peuplaient les ateliers de Montparnasse, l’exposition met en lumière les rapports complexes qui se nouent entre maître et élève, entre artiste et praticien, à travers la figure du sculpteur Antoine Bourdelle. Leurs trajectoires, la fidélité à l’enseignement du maître ou son rejet violent, seront mis en scène dans l’exposition à travers environ 165 oeuvres, dont une cinquantaine de photographies, une cinquantaine de sculptures et une quarantaine de dessins. Au centre du parcours, spécifiquement créé pour l’exposition, un module visuel et tactile dédié au processus de la taille par mise aux points. »

Transmission Transgression – Musée Bourdelle – 18 rue Antoine-Bourdelle – 75015 Paris – Jusqu’au 3 février – Plus d’infos ICI

Grayson Perry : Vanité, Identité, Sexualité – Monnaie de Paris

Dans un style radicalement différent, nous voilà de retour au Musée 11 Conti de la Monnaie de Paris pour une exposition originale et pour le moins décalée, consacrée aux oeuvres atypiques, colorées, ultra modernes et très personnelles du britannique Grayson Perry. Une totale découverte pour moi qui ne connaissait absolument pas cet artiste dont l’univers est extrêmement riche et dont la maitrise d’une pluralité de techniques peut impressionner. Grayson Perry utilise divers médiums pour s’exprimer, de la tapisserie à la céramique et propose des oeuvres radicalement différentes sur la forme mais proches sur le fond, puisqu’il s’interroge sur des thèmes forts mais récurrents dans son travail. Une belle découverte 100% British!

« La Monnaie de Paris organise la première grande monographie en France du célèbre artiste britannique Grayson Perry. Ses œuvres en céramique, en métal, les tapisseries et les gravures sont autant de réflexions ironiques et grinçantes sur des questions universelles telles que l’identité, le genre, la classe sociale, la religion et la sexualité. La surface de ses vases, classiques dans leurs formes, révèle un monde bouillonnant où se mêlent références historiques et contemporaines. Derrière leur lustre chatoyant, ceux-ci délivrent une chronique acerbe des dures réalités de la vie d’aujourd’hui. Le sous-titre de l’exposition évoque la devise de la République française et souligne, dans le même temps, l’engagement du travail de l’artiste. Grayson Perry joue avec sa propre identité, qui devient partie intégrante de son oeuvre. » 

Grayson Perry : Vanité, Identité, Sexualité – Monnaie de Paris – 11 Quai de Conti – 75006 Paris – Jusqu’au 3 février – Plus d’infos ICI

Light Matters – Fondation EDF

Si j’aime les expositions classiques pour apprendre, j’aime aussi beaucoup celles qui sont avant tout immersives, pour ressentir et comprendre différemment. En ce moment, c’est à la Fondation EDF qu’il faut se rendre pour se plonger dans une installation lumineuse qui vous coupera du monde extérieur et vous recentrera sur vos émotions le temps d’un instant. Elle est très courte mais vous pouvez y rester un long moment, captivé par les jeux de lumières et ses variations. J’ai adoré cette sensation de calme et d’apaisement et ce sentiment d’être totalement absorbé par la lumière! 

« Light matters est une installation lumineuse immersive menant à une expérience totale. Les visiteurs pénètrent dans un labyrinthe de lumières LED réparties sur deux étages et dont les tons varient lentement entre le rouge et le bleu. Ces deux couleurs délimitent le spectre chromatique visible ainsi que celui des émotions humaines. Le rouge représente l’extrême de la sensualité et le bleu son contrepoint froid et rationnel. L’expérience esthétique immersive alliée aux aspects technologiques particulièrement sophistiqués brouille la frontière entre réel et virtuel. »

Light Matters – Fondation EDF – 6 rue Récamier – 75007 Paris – Jusqu’au 3 février – Plus d’infos ICI

Comédie Musicales, la joie de vivre au cinéma – Philharmonie de Paris 

Impossible pour moi de manquer cette exposition consacrée aux comédies musicales, dont je raffole, qui plus est, dans ce lieu que j’affectionne particulièrement! Malheureusement, j’avoue avoir été un peu déçue, car je l’ai trouvé trop courte et finalement très classique mais surtout, bien loin d’être exhaustive. Il y a de belles idées mais elles ne sont pas aboutis, c’est dommage. J’ai tout de même passé un bon moment, notamment grâce au cours de claquettes, une très chouette idée!

« De Fred Astaire à John Travolta, de Cyd Charisse aux héroïnes de Jacques Demy, de West Side Story aux objets virevoltants de La Belle et la Bête, un panorama en image et en musique pour découvrir la richesse et la diversité des comédies musicales. L’exposition Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma immerge les visiteurs dans les films grâce à des projections géantes, des photographies et des documents rares, mais également des dispositifs intéractifs. Elle découvre les coulisse du genre et le replace dans son contexte historique. »

Comédie Musicales – Philharmonie de Paris – 221 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris – Jusqu’au 27 janvier – Plus d’infos ICI

Miró – Grand Palais

J’ai démarré la saison 2018/2019 avec cette très belle rétrospective consacrée à Miró par le Grand Palais et je me suis régalée! L’exposition est très très riche, grande et très complète. On y apprend beaucoup de choses et on passe un très bon moment à déambuler dans les nombreuses salles. De mon côté, j’ai adoré revoir certaines oeuvres exposées en intérieur, puisque j’avais pu les admirer pour la première fois au sein de la Fondation Miró à Barcelone, où elles sont exposées, en tout cas à ce moment-là, en extérieur, sur le toit de la fondation. Sans conteste l’une des plus belles et incontournables expositions de la saison! 

« Réunissant près de 150 oeuvres dont certaines inédites en France et couvrant 70 ans de création, cette rétrospective retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste. Miró crée à partir de ses rêves et nous ouvre les portes de son univers poétique. Il transforme ainsi le monde avec une apparente simplicité de moyens, qu’il s’agisse d’un signe, d’une trace de doigt ou de celle de l’eau sur le papier, d’un trait apparemment fragile sur la toile, d’un trait sur la terre qu’il marie avec le feu, d’un objet insignifiant assemblé à un autre objet. Miró fait surgir de ces rapprochements étonnants et de ces mariages insolites un univers constellés de métamorphoses poétiques qui vient réenchanter notre monde. »

Miró – Grand Palais – 3 Avenue du General Eisenhower – 75008 Paris – Jusqu’au 4 février – Plus d’infos ICI

Sur Mesure I Les 7 unités du monde – Musée des Arts et Métiers

Pour changer un peu des expositions d’art, je vous recommande celle-ci, consacrée à la science et à un sujet qui nous concerne tous: les unités de mesure. J’ai beaucoup moins l’habitude de ce type d’exposition et pourtant, on y apprend un grand nombre de choses sur ce qui nous entoure, ce qui fait notre quotidien. Même si j’ai trouvé certains aspects complexes, il faut dire que je suis plus littéraire que scientifique depuis toujours, j’ai passé un chouette moment et j’ai apprécié sortir de ma zone de confort et ouvrir ma curiosité sur de nouveaux sujets. A savoir, l’exposition se poursuit en pointillés au sein des collections permanentes du musée, l’idéal pour découvrir l’ensemble de leur collection et le musée en lui-même, qui est une merveille absolue. Le lieu est absolument splendide et même magique une fois la nuit tombée, au sein de l’église où l’on retrouve le pendule de Foucault. Une vraie merveille à arpenter tout au long de la journée! 

« Aujourd’hui, 7 unités universelles et fondamentales permettent de quantifier notre monde. L’exposition Sur mesure, les 7 unités du monde explore le thème de la mesure sous toutes ses coutures. Le temps qui passe, la vitesse de notre voiture, notre poids, le « la » en musique, les gigaoctets de nos ordinateurs : la mesure est omniprésente dans notre quotidien. Fournissant à l’humain des repères primordiaux, elle fait partie intégrante de la société, tellement évidente et inévitable qu’elle se fait parfois oublier. Mais la mesure n’en relève pas moins d’une histoire passionnante et complexe qui implique des enjeux à la fois scientifiques, industriels et sociétaux. Construite en partenariat avec le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), l’exposition aborde la mesure sous différents angles : la mesure de l’Homme, la complexité de l’acte de mesurer et la charge symbolique de la mesure, l’importance des 7 unités de base du Système international, le rôle essentiel de la métrologie, la science de la mesure, dans les secteurs de la recherche et de l’industrie ; et enfin les usages plus subjectifs de la mesure dans notre société : mesures d’opinion, de comportement, statistiques… »

Sur Mesure I Les 7 unités du monde – Musée des Arts et Métiers – 60 rue Réaumur – 75003 Paris – Jusqu’au 5 mai – Plus d’infos ICI

Expositions terminées

On Air par le studio Tomas Saraceno – Palais de Tokyo

Je souhaitais revenir sur certaines des expositions désormais terminées que j’ai pu voir, notamment celle-ci, tout simplement parce que j’ai eu un énorme coup de coeur! Le Palais de Tokyo n’a pas son pareil pour proposer des expositions immersives et captivantes, qui interrogent et déroutent sans cesse et On Air n’échappe pas à la règle. La première salle consacrée aux toiles d’araignées étaient tout simplement fascinante, ma maman et moi étions absorbées par le spectacle et avons eu de mal à décrocher. Nous avons passé un après-midi passionnant et je compte bien me renseigner davantage sur le travail de ce studio!

« L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les oeuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. »

Les Impressionnistes à Londres – Grand Palais

Les expositions de peinture du Petit Palais nous en mettent toujours plein les yeux et celle-ci n’a pas dérogé à la règle. La muséographie était superbe, le parcours très intéressant et les oeuvres exposées d’une beauté sans nom. Une très belle exposition et un thème réjouissant! Et oui, j’ai plus que hâte de revoir Londres dans deux semaines tout pile!!

« La guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris poussèrent de nombreux artistes installés en France à se réfugier au Royaume-Uni. Dans les mois ou les années qui suivirent la fin des événements, des réfugiés économiques vinrent rejoindre leurs rangs. L’Empire britannique est alors au sommet de sa puissance. Londres représente un refuge sûr pour les artistes quittant Paris, mais le choix de leur destination est aussi guidé par l’idée que le marché de l’art y est plus porteur. Leurs oeuvres exposées et, dans bien des cas, acquises par des collectionneurs anglais apportèrent à l’art et aux institutions britanniques un souffle de modernité. Réciproquement, l’expérience de l’exil outre-Manche exerça une influence nouvelle sur l’art français. Le parcours animé par des témoignages sonores, permet au visiteur de faire le voyage de Paris à Londres en revivant l’expérience de ces artistes en exil. »

Regarde Moi par Christiane Spangsberg – One Room Gallery

Et enfin, je termine avec le travail de Christiane Spangsberg qui m’a immédiatement séduite lorsque je suis passée devant cette galerie dans le Marais. L’artiste diffuse un grand nombre de ses oeuvres via son compte instagram et je vous recommande vivement d’aller y faire un tour si vous aimez son style, moi, je suis fan! 

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